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Les migrations internationales au XIXe siècle

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Par   •  17 Mars 2025  •  Résumé  •  5 215 Mots (21 Pages)  •  11 Vues

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                Histoire S2 – Chapitre 5

Chapitre 5 : Les migrations internationales au XIXe siècle 

I°) Les grands mouvements : ampleur et motivations.

A) Un phénomène « nouveau » d’une grande ampleur.

  • Définition et premières quantifications.

Après les invasions romaines puis barbares[1], les grands mouvements artistiques et intellectuels de la Renaissance, les conseillers financiers, les mercenaires, notamment pendant les Guerres de Religion[2], on voit aussi au début de l’industrialisation, des mouvements migratoires, comme celui d’une famille écossaise qui installe une filature, les Waddington en 1879. Pour autant, tous ces mouvements migratoires ne correspondent pas à des immigrés au sens nouveau que prend ce mot, à savoir qui renvoie dans ce cours aux migrations internationales. Il faut différencier un émigré et un immigré, on est immigré pour le pays qui accueille, mais émigré pour le pays que l’on quitte. Ce phénomène est nouveau car lié à 4 phénomènes majeurs :

  • La naissance et revendication des États-nations, qui a pour corolaire la précision de la notion de frontière, mais aussi de l’altérité nationale l’étranger.
  • L’industrialisation.
  • La révolution des transports.
  • La révolution démographique, cette fameuse explosion, qui peut doubler une population tous les 25 ans, lorsque les taux de natalité restent élevés alors que les taux de mortalité chutent brusquement. Il y a ainsi, aux XVIIIe-XIXe siècle, des États-nations entiers constitués d’une population immigrée, par des grandes migrations transocéaniques qui ont abouti à une grande brutalité vis-à-vis des autochtones, en particulier aux États-Unis d’Amérique, où l’on a un ethnocide de la population amérindienne.

🞼 États-Unis : De 1821 à 1910, 28,5 millions de migrants traversent l’océan pour s’installer. La population passe de 20 à 92 millions d’habitants, en même temps que le massacre des amérindiens. Le solde naturel est plus fort que le solde migratoire, la population augmente avant tout du fait de la forte natalité plus que du fait de l’immigration. Cette immigration, aux États-Unis, devient très forte à partir des années 1840, en particulier avec la crise de la maladie de la pomme de terre.

Les migrations :

  • Dans la décennie 1840, on dénombre plus de 1,5 millions de migrants.
  • Entre 1850 et 1880, on recense plus de 2 millions de migrants par décennie.
  • On assiste à un décollage après 1880, avec une année record : 1907, avec 1,3 millions de migrants.

Origine des migrants :

  • Ils viennent essentiellement de trois domaines : le Royaume-Uni dans sa totalité (Grande-Bretagne et Irlande), l’Allemagne et la Scandinavie jusqu’en 1890 ; après, on a l’Autriche-Hongrie, la Russie et l’Italie.
  • Jusqu’en 1807, notons l’arrivée forcée légale d’esclaves d’Afrique, ensuite illégale jusqu’à la fin de la Guerre de Sécession et les amendements de reconstruction.
  • Enfin, existent des migrations américaines aussi vers l’Argentine et le Canada.

Population 1911

(en millions)

Taux de natalité

Migrants (émigrés)

France

39

19‰

500 000 (1848 à 1914) dont 300 000 en Algérie

Royaume-Uni

41

25.3‰

15 M (1840- 1913), dont 5 M d’Irlandais

Allemagne

65

28.5‰

2,8 M (1871-1914)

Italie

34.5

32.2‰

Plus de 200 000/an à partir de 1875

🞼 Pacifique sud : En Australie, la population non aborigène passe de moins de 6 000 personnes en 1801, à 4,4 millions en 1911, en même temps que les aborigènes sont victimes d’ethnocides et de ségrégation. On a des migrations importantes mais qui n’aboutissent pas à la création d’États-nation par des migrations intra-européennes.

L’Europe, comme continent, est une terre d’émigrés : on quitte l’Europe pour aller aux États-Unis ou dans d’autres États d’Europe. La France est une terre d’immigrés, on quitte peu la France mais on vient s’y installer. C’est le pays le plus ancien où l’on a une immigration européenne forte, car elle connaît une forte croissance économique, mais en même temps, elle a une faible pression démographique. On fuit au XIXe siècle un pays qui devient surpeuplé pour aller dans ceux où on a une demande de main d’œuvre. Les principaux pays d’émigrations sont les pays les plus riches. La première puissance économique mondiale est celui qui envoie le plus d’immigrés ailleurs : le Royaume-Uni. Il y a un besoin de déverser une population ailleurs, qui va combler l’exception de la démographie française. Dès 1896, la France a atteint le stade des 2,2 enfants par femme, ce qui est inédit dans le monde. De plus, la Révolution française a facilité l’accession à la propriété et a aboli tout principe de droit d’ainesse, l’héritage doit être divisé entre parts égales entre les héritiers, ce qui participe à une baisse des naissances. Tous ces éléments sont un frein pour les migrations nationales, elles sont aussi un frein pour les migrations internationales. Cf. Tableau. 22,6 millions ont quitté le Royaume-Uni entre 1815 et la Première Guerre mondiale. De plus, la France en ce XIXe siècle a plus d’émigrés que tous ses voisins européens : on compte en 1851, 381 000 immigrés en France, 1,2 millions en 1912, 3% de la population, avec deux groupes qui dominent : les belges et les italiens.

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