La thérapie cognitivo-comportementale
Guide pratique : La thérapie cognitivo-comportementale. Recherche parmi 302 000+ dissertationsPar Eyeis • 18 Mars 2025 • Guide pratique • 1 205 Mots (5 Pages) • 13 Vues
N° étudiant : 21524504
Qu’est-ce que la thérapie cognitivo-comportementale ?
Mots-clés : Thérapie cognitivo comportementale (TCC), Stimuli-réponse, émotion, comportement, pensée
Pour développer ce sujet, nous allons nous intéresser à la thérapie cognitivo-comportementale en nous demandant quels sont les perspectives historiques et les champs d’application cette thérapie ? Nous nous intéresserons à la dimension historique de cette thérapie afin d’en connaitre ses origines, puis nous la définirons. Par la suite nous développerons différents champs d’application pour lesquels cette thérapie est indiquée. Nous donnerons un bref aperçu des différents entretiens et techniques, qui existent à ce jour. Et enfin, nous nous centrerons sur l’entretien d’évaluation que nous rencontrons dans les troubles dépressifs.
La thérapie cognitive et comportementale existe depuis des siècles (Hippocrate), dans beaucoup de pays, sous différentes formes. Elle est issue des méthodes expérimentales, empruntées au behaviorisme, fondé par John Broadus Watson (1878-1958) au début du XXème siècle. Selon Mariné C. et Escribe, C. « Il assigne à la psychologie un nouvel objet d’étude objectivement observable : le comportement, c’est-à-dire les relations entre des stimuli (S) et des réponses (R). Le terme stimulus désigne tout objet ou événement observable qui déclenche des manifestations réactionnelles observables de l’organisme ». Le comportement (la réponse au stimuli) suffit pour l’étude des processus mentaux.
Inspiré par Ivan Pavlov (1849-1936) qui opérationnalise la procédure d’apprentissage par conditionnement : le conditionnement de la réaction salivaire, Watson a à son tour conduit une telle expérience sur un enfant nommé Albert, avec Rosalie Rayner. Burrhus Frederic Skinner (1904-1990) développe par la suite sa théorie de l’apprentissage par conditionnement opérant qu’il expérimente sur diverses espèces animales, puis sur l’être humain. Il est d’avantage axé sur l’aspect thérapeutique et éducatif dans l’utilisation et la compréhension de ce processus.
Cependant, étant donné que seul le comportement observable était suffisant pour chercher à comprendre un trouble, le behaviorisme a ouvert la voie au cognitivisme en proposant de s’intéresser aux émotions qui influent dans un comportement, en tant que dispositif de « traitement de l’information ». L’impact des émotions et les pensées d’un patient sont considérées au cours de l’entretien.
Selon Jean Cottraux, c’est Beck, qui propose la TCC « voulant dire que même si la thérapie cherche à agir sur le comportement, la modification des systèmes de croyance conscient et inconscients est au centre du processus thérapeutique. »
C’est au cours de la seconde moitié du XXème siècle que la TCC croît en France et se présente depuis, sous la même forme, et durant ces dix dernières années, qu’elle se popularise.
La TCC est une thérapie brève, qui est volontairement limitée dans le temps comprenant entre dix à vingt-cinq séances, à un rythme précisé par le praticien (hebdomadaire le plus souvent), qui permet de prendre en compte et de traiter les souffrances psychiques, parfois inconscientes, d’un individu. Elle cherche à modifier un comportement, une conduite qui entrave la vie du patient avec l’objectif de lui substituer un nouveau comportement non pathologique. Pour ce faire, le patient doit prendre conscience du comportement, des émotions et des pensées, inadaptés qu’il manifeste. En outre, il importe que celui-ci présente une réelle motivation, et propose une attitude active dans le processus de guérison.
L’environnement psychosocial et les facteurs biologiques sont pris en compte et interfèrent dans le système interactionnel. Il s’agit d’une composante de trois niveaux : la cognition, l’émotion et le comportement, dans laquelle tous sont en interaction. La cognition correspond à l’ensemble des processus mentaux qui concourent à l’acquisition, à la gestion et à l’utilisation des connaissances, elle est basée sur la notion de schémas qui sont subjectivement représentatifs des choses extérieures à l’individu. Par exemple, dans le cas d’une phobie, nous allons nous demander qu’est-ce que cette peur représente pour le patient, afin de pouvoir modifier cette vision et donc lui permettre d’apprendre un nouveau comportement non préjudiciable.
...