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Manon Lescaut, Abbé Prévost : La trahison de Manon.

Cours : Manon Lescaut, Abbé Prévost : La trahison de Manon.. Recherche parmi 302 000+ dissertations

Par   •  22 Mars 2025  •  Cours  •  2 147 Mots (9 Pages)  •  20 Vues

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Analyse linéaire. Texte 2 : Manon Lescaut, extrait,  Abbé Prévost, 1731. La trahison de Manon.  

Mouvement 1. l. 1 à 11 : « Un jour que j’étais sorti ( …) M. de B... » : un élément perturbateur : la trahison de Manon .

-L. 1 -2  «  Un jour que j’étais sorti (...) à la porte. »

L’ élément perturbateur s’annonce par un complement circonstenciel définissant un cadre temporel : « un jour » + « l’après-midi »

Cet événement est inscrit dans une chronologie  comme pour l’isoler. En effet, les  temps verbaux  restituent une chronologie : les plus que parfait

 « j’etais, avais averti, serai »  mettent  en place un arrière plan. Cet arrière plan souligne l’harmonie du couple ( Des Grieux se soucie de prévenir Manon de la durée de son absence)  et fait ressortir d’autant plus le caractère surprenant de cette porte qui ne s’ouvre pas.  Cette presision « je l’avais averti » montre qu’ils s’entendent bien, et montre le caractere prevenant de des grieux. . Cette precision permet peut être de montrer l’image d’une manon qui profite de la situation, elle est fourbe. Une strategie est mit en place avec utilisation du 2eme escalier= manon manipulatrice.

 L’étonnement du chevalier : il est exprimé  par « je fus étonné »  au passé simple en contraste avec le plus que parfait . Le verbe est,  de plus , à la forme passive : le personnage passe du statut de sujet actif «j’étais sorti »  à un sujet subissant l’action «  je fus étonné » pour finalement de venir complément d’objet : « on me fit attendre »  >>>Le chevalier n’est plus maître de ce qui lui arrive.  D’ailleurs, n’est-il pas à ce moment immobile sur le pas de la porte ? Il subit l’action

L’étonnement souligne le caractère inhabituel de cet événement , de cette péripétie et suscite l’intérêt du lecteur . Ce lecteur cependant a peut être deviné… cf(=allez voir les ligne) lignes qui précèdent le passage : «  Ne vous ai-je pas promis, me dit-elle que je trouverais des ressources ? Je l’aimais avec trop de simplicité pour m’alarmer facilement » . Le narrateur DG a déjà « averti » le lecteur  et orienté son interprétation  tout en mettant   en avant sa naïveté, son innocence en tant que personnage .

- L.2-3 :  Nous n’étions servis (...)notre âge. »

Petite fille va devenir porte parle de manon, petite fille sert a apprendre des choses sur les perso

L’apparition d’un personnage médiateur défini par le GN  «une petite fille » et par le verbe « servi » : c’est  à travers ce personnage que Manon va se dévoiler. Cette médiation permet au chevalier d’exprimer sa consternation sans que Manon n’en soit la première destinataire.

Présentation implicite de la situation du couple . Nous sommes au début du roman et le narrateur par cette phrase présente aussi la situation plus générale :  négation restrictive« ne..que » souligne la situation modeste du couple, lejeune âge souligne également le manque de maturité de la servante et par conséquent celle de DG et de Manon.  >>>>La narration est menée efficacement : au travers de la  présentation d’un personnage secondaire, le narrateur  donne des  informations sur les personnages principaux importants; une servante donc pas riche, car avant tout le monde avait des servantes.

-L 3 à 9  « Étant venue m’ouvrir , (….) qui répondait au cabinet. »

Un échange rapide qui mêle différents discours rapportés : du discourt indirect : « je lui demande pourquoi elle avait tarde si longtemps, elle me répondis d’un air embarrassé, qu’elle ne m’avait point entendu frapper»  et du discours direct  aux lignes 5 et 6 qui ajoute de la vivacité à la scène  .  

Le passage du  discours indirect au discours direct permet d’exprimer avec plus d’intensité  l’étonnement notamment avec l’interrogative. De plus, l’incohérence de la réponse de la jeune servante est mise en évidence  par la construction logique   de la phrase  exprimée par la proposition  subordonnée conjonctive d’hypothèse :« si vous ne m’avez pas entendu.» et par  les conjonctions de coordinations

 « mais, donc » .

La petite servante :  un anti – Manon : « L’air embarrassé « de la jeune fille  ( en opposition avec  l’attitude de Manon lors de la rencontre)  qui s’accentue en une sorte de panique  exprimée de façon intense « deconcerta si fort » et enfin le verbe « pleurer » montrent un personnage pris au piège et surtout incapable de mentir . vs manon

 L’expression à la forme négative« n’ayant point assez de presence d’espris pour y repondrevs manon souligne son manque de ruse et révèle  donc son honnêteté. Ainsi, la petite servante du même âge apparaît comme le contraire de Manon : sa maladresse est synonyme d’honnêteté et par contraste, Manon pourtant  absente de la scène, apparaît comme un personnage coupable : le mot « point ma faute» dans les paroles de la servante l’indique. Faute de manon

 La servante dévoile les événements de façon factuelle, rapportés par DG au discours indirect : « Madame lui avait défendu d’ouvrir la porte jusqu’à ce que Monsieur B… » L’intrigue se renforce par le caractère théâtral et aussi par  la préméditation et la présence d’esprit  de Manon : jeu des portes qui s’ouvrent et se ferment  + l’architecture de l’appartement « l’autre escalier » permettant une fuite rapide de l’amant + servante qui est censée jouer un rôle+  un personnage inconnu  évoqué par sa seule initiale, comme s’il fallait taire son identité ( effet de réel) >>aspect rocambolesque de l’évènement . Les sentiments sincères et la noblesse d’âme du chevalier Des Grieux ne peuvent s’accommoder d’une telle mise en scène.

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