La Martinique, un environnement tropical sous pression
Cours : La Martinique, un environnement tropical sous pression. Recherche parmi 302 000+ dissertationsPar vcccdrtdfcxd • 25 Mars 2025 • Cours • 587 Mots (3 Pages) • 20 Vues
La Martinique, un environnement tropical sous pression
Introduction
La Martinique, territoire ultra-marin français situé dans les Caraïbes, est un espace insulaire à l’environnement fragile. Son climat tropical, son insularité et son relief volcanique en font un territoire soumis à de nombreuses pressions naturelles et humaines. À travers l’étude de ses caractéristiques géographiques et des menaces qui pèsent sur son environnement, nous analyserons en quoi la Martinique constitue un espace vulnérable nécessitant des mesures de protection adaptées.
I. Un territoire soumis à de multiples aléas naturels
La Martinique est une île volcanique marquée par un relief accidenté et des conditions climatiques spécifiques. Le volcan de la Montagne Pelée, situé au nord de l’île, ainsi que les Pitons du Carbet, sont des éléments majeurs du paysage, mais aussi des sources de risques volcaniques et sismiques. Ces caractéristiques naturelles font de l’île une zone d’aléas géologiques importants.
Le climat tropical de la Martinique expose également le territoire aux cyclones, notamment dans sa partie sud-est, où les tempêtes tropicales peuvent causer des dégâts matériels et environnementaux. Par ailleurs, le récif corallien, qui borde une grande partie du littoral, est directement menacé par le réchauffement climatique et l’élévation du niveau de la mer, accentuant la vulnérabilité côtière.
Enfin, l’île est confrontée à un autre phénomène climatique préoccupant : les crues soudaines, particulièrement dans les zones entourant les volcans, qui ont été proposées pour une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2022.
II. Une pression anthropique croissante sur l’environnement
En plus des risques naturels, la Martinique est soumise à une forte pression liée aux activités humaines. Son littoral sud, notamment entre Sainte-Anne et Les Anses-d’Arlet, est très urbanisé en raison de la forte attractivité touristique. La prolifération des stations balnéaires et des infrastructures touristiques entraîne une artificialisation du littoral, ce qui accentue l’érosion côtière et la pollution marine.
Le développement agricole a également un impact majeur sur l’environnement martiniquais. L’île compte d’importantes zones de plantations de bananes et de canne à sucre, notamment au sud-est. Cependant, cette agriculture intensive a conduit à une pollution des sols par des pesticides, en particulier le chlordécone, dont l’usage passé continue d’avoir des conséquences sanitaires et environnementales graves.
Un autre phénomène préoccupant est l’échouage des algues sargasses sur les côtes, notamment sur le littoral sud-est. Ces algues, favorisées par les rejets d’azote et de phosphore dans l’océan, dégagent des gaz toxiques et contribuent à la dégradation des écosystèmes marins.
III. Des dispositifs de protection pour préserver cet espace fragile
Face à ces pressions multiples, plusieurs mesures de préservation de l’environnement ont été mises en place. Le Parc Naturel Régional de la Martinique (PNR), situé au nord de l’île, joue un rôle central dans la conservation des espaces naturels, notamment en protégeant les forêts tropicales et les zones humides.
Le développement d’une Zone Économique Exclusive (ZEE) classée « parc naturel marin » témoigne également d’une volonté de préserver la biodiversité marine en limitant certaines activités humaines, comme la pêche intensive et l’urbanisation du littoral.
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