Jean de La fontaine, Fables, livre 1, préface
Commentaire de texte : Jean de La fontaine, Fables, livre 1, préface. Recherche parmi 302 000+ dissertationsPar JUJU1976 • 28 Mars 2025 • Commentaire de texte • 1 121 Mots (5 Pages) • 8 Vues
Texte 3 : Jean de La fontaine, Fables, livres 1, préface, 1668
Introduction :
Cette œuvre est la préface des fables de La Fontaine écrit en 1668 qui s’inscrit dans le parcours associé « Rire et savoir » en lien avec l’œuvre intégrale au programme à savoir Gargantua de Rabelais.
L’auteur Jean De La Fontaine est un des plus grands écrivains, moraliste, romancier du XVIIe siècle de la période classique et il publie les fables du moins le premier volume en 1668 et cette série de fables est accompagné d’une préface dans laquelle la fontaine revendique la paternité de son œuvre et surtout en souligne les biens fondés en mettant en évidence, les vertus pédagogiques et morales.
Lecture
Problématique : comment cet extrait de préface est-il un moyen pour son auteur de monter les vertus des fables ?
2 mouvements dans ce texte :
- La preuve par l’exemple
- Le dialogue avec le lecteur pour persuader
Premier mouvement : la preuve par l’exemple
-La fontaine met en avant la vertu des fables en utilisant comme référence 3 auteurs littéraires antiques incontestables :
- Platon, Homère et Esope :
La République est un dialogue dans lequel Platon imagine la cité idéale et dans ce monde idéal qu’il décrit, Platon interdit Homère, en excluant l’Odyssée pour les remplacer par les fables d’Esope remplacer dans l'éducation des enfants.
La fontaine a recours au prestige du philosophe grec pour convaincre son lecteur de la légitimité de ce genre et de la vertu éducative des fables.
-le vocabulaire utilisé par l’auteur pour mettre en avant la vertu des fables :
-Opposition volontaire des termes entre bannir et très honorable
-Utilisation des verbes de volonté « il souhaite », « il recommande » pour montrer effectivement que c'est une invitation croire au potentiel de la fable
-Utilisation de 2 mots clés qui sont des substantifs « sagesse » et « vertu », la fable est au service de l’instruction des enfants
- La Fontaine continue sa démonstration en indiquant que non seulement la fable a pour fonction première de distraire, mais surtout elle œuvre pour nos habitudes. Elles ont une vertu de prévenir les mauvaises habitudes. Il utilise l’antagonisme entre « bien » et « mal ».
- La Fontaine poursuit sa démonstration pour convaincre le lecteur en opérant une comparaison entre un récit autour de Crassus et une fable, « Le renard et le bouc ». Cette stratégie comparative permet d’impliquer le lecteur et surtout de l’inviter à la fin de la démonstration à faire sa propre opinion, c’est « la délibération ».
- La Fontaine a une stratégie, il va débuter sa démonstration par genre pour lequel on va montrer les inconvénients, pour finir en suite par le gente pour lequel les avantages narratifs et pédagogiques sont évidents.
- Effet miroir entre les phrases évoquant Crassus et les phrases évoquant les fables. Il veut montrer la morale d’un récit, que les gens imprévoyants sont cruellement punis par leurs défauts.
Il prend l’exemple d’une histoire romaine de Crassus contre les Parthes qui n'a pas fait preuve d'habileté et de tactique. Cet épisode pour les enfants va être difficile à comprendre, parce que les récits évoquent avant tout des stratégies militaires des stratégies politiques sans compter les détails de logistique de terrain de conflit.
Là on voit bien qu’il veut montrer que c'est un récit difficile d'appréhension par la narration et ensuite la morale.
Il va montrer bien au contraire avec la fable « le renard et le bouc » que ce n’est pas le cas et que la fable a toutes les vertus.
Pour ce faire, il va utiliser un vocabulaire particulier :
- Utilisation du terme « disproportionné » : c’est une critique masquée des gens qui utilisent la complexité du récit
- Dans le récit de Crassus, il y a de nombreuses phrases narratives avec beaucoup de détails
- Au contraire, les personnages dans la fable sont réduits à l’essentiel. Les péripéties sont faciles à comprendre et la morale est formulé un peu de mots.
- Et quand les personnages sont des animaux et le décor dans lequel se déroule une histoire toute simple, l’enfant pourra facilement suivre le déroulement du récit et en tirer un enseignement.
- Utilisation de l’expression « la petitesse de son esprit » en parlant de l’enfant. La Fontaine évoque la petitesse au sens d’esprit en cours de construction et donc la fable a cette énorme avantage de s’adapter à l’enfant par la simplicité des récits.
Deuxième mouvement : Le dialogue avec le lecteur pour persuader
Pour asseoir sa démonstration la Fontaine entame un dialogue avec le lecteur :
-usage de l’impératif qui n’est pas du tout ici un ordre, mais plutôt une façon de l’auteur d’entamer un dialogue fictif avec son lecteur
-recours à une syntaxe qui joue beaucoup sur l’enchaînement, les points ; les deux points qui mettent en évidence cette démarche de clarté dans le récit
- La Fontaine joue aussi avec les temps du récit qui fait la singularité de la fable, utilisation du passé simple qui montre bien comment il rythme ça démonstration
- utilisation des mots de liaison pour souligner l’enchaînement simple et logique de la démonstration.
- utilisation de l’expression « ces badineries » qui est un clin d’œil ici au détracteur qui penserait encore que la fable n’est que légère parce qu’elle ne fait que raconter des histoires simples ;
- Raisonnement par analogie, c’est-à-dire que comme pour aboutir à des connaissances à astronomiques, observation du ciel et de terre en passe par des relevés des connaissances simples, ici il parle de la définition du point de la ligne de la surface, il suggère que finalement c’est la même chose pour les fables. Elles partent d’une démarche simple accessible, elle raconte un récit simple d’accès qui procède par des tables.
- Utilisation de l’expression « on se forme et le jugement et les mœurs ». On trouve bien l’idée ici de se former l’esprit de gagner en reconnaissance aussi en société par sa culture.
- Recours au pronom personnel indéfini « on » qui montre le caractère universel et vertueux des fables, elle touche tout un chacun, elles ont porté universel et pour preuve tout le monde aujourd’hui.
- Tout le monde est capable de citer ou réciter une fable car elle est simple d’accès et d’en retenir simplement la morale qui somme toute est essentiel.
- L’homme développe son intelligence, sa capacité à penser donc à agir.
- La Fable a une importance capitale pour La Fontaine dans l’instruction des enfants
Conclusion :
Il y a bien une relation entre le texte de La Fontaine et ceux de Rabelais, ces 2 auteurs jouent de l’argumentation indirecte et surtout, ils montrent à leurs lecteurs, combien l’argumentation indirecte est aussi noble qu’une argumentation direct et fait passer des messages très important pour la civilisation et l’instruction. Nhbn
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