L'Unité Italienne
Dissertation : L'Unité Italienne. Recherche parmi 302 000+ dissertationsPar PirateAAASADZ • 2 Avril 2025 • Dissertation • 452 Mots (2 Pages) • 25 Vues
I) L’Unité Italienne
Au milieu du 19ᵉ siècle, l’Italie est divisée en plusieurs petits États dont la majorité est dominée par l’Autriche, une puissance réactionnaire qui fait obstacle à l’unité italienne et la maison des Habsbourg-Lorraine.
A) Les conditions de l’unité et l’intervention française
Comme chez beaucoup de peuples européens à cette époque, l’idée de nationalité et d’Etat nation traverse les esprits. En Italie la revendication d’'un État unissant les Italiens est animée par le Risorgimento et des mouvements patriotiques comme “Jeune Italie” de Mazzini ou encore les chemises rouges de Garibaldi. Cette construction italienne se forme autour du Royaume de Piémont-Sardaigne, de son souverain Victor Emmanuel II ainsi que du libéral premier ministre Cavour qui, conscient du besoin d’un appui contre l’Autriche parvient à obtenir le soutien français poussé par l’attentat d’Orsini.
La France intervient aux côtés de l’Italie pour 3 grandes raisons :
La Savoie et Nice, dont le rattachement est obtenu via plébiscite à une écrasante majorité de “Oui”, ces concessions sont justifiées par Victor Emmanuel II de la façon suivante : elles ont plus de liens économiques et d’affinités culturelles avec la France.
L’affaiblissement de l’Autriche, ennemi héréditaire de la France.
Napoléon III adhère au principe des nationalités, chaque peuple doit avoir sa nation souveraine.
B) La formation du Royaume d’Italie et l’achèvement de l’unité
Les opérations militaires tournent en faveur des troupes franco-piémontaises avec les victoires de Magenta et Solférino le 4 et 24 juin 1859. Cependant inquiet d’une intervention prussienne Napoléon III se retire du conflit en poussant à un armistice rapide sous prétexte de pertes importantes. Napoléon souhaite ainsi éviter par la même occasion une annexion des États pontificaux par les nationalistes italiens, car les catholiques ne le toléreraient pas et passeraient dans l’opposition au régime. L'agitation nationaliste gagne la péninsule et réclame l’'unité. Après l’annexion militaire de la Lombardie, le Piémont rattache le centre via des plébiscites, formant le royaume de Haute-Italie .
Giuseppe Garibaldi, chef des chemises rouges est décisif dans l’unité de par ses campagnes. “L'Expédition des mille” qu’il mène au royaume des Deux-Siciles aboutit à l’annexion du royaume au Piémont. C’est un véritable révolutionnaire hostile à la monarchie et à l’Eglise, ses affinités républicaines dérangent. Ainsi, lorsqu’il s’attaque tout seul aux États papaux, il se fait arrêter par le roi. La Vénétie est reprise des mains de l’Autriche en 1866 grâce à l’alliance avec la Prusse qui écrase Vienne à Sadowa. La question papale est d’abord ajournée avec la Convention de septembre, puis, en 1870, la France retire ses garnisons de Rome, laissant le pape sans défense, ce qui débouche sur la conquête du Latium et le déplacement de la capitale italienne à Rome en 1871.
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