Commentaire sur la mort de Camille
Commentaire de texte : Commentaire sur la mort de Camille. Recherche parmi 302 000+ dissertationsPar elliseang • 30 Mars 2025 • Commentaire de texte • 1 331 Mots (6 Pages) • 14 Vues
Commentaire de texte Français
En 1867 la littérature est bouleversée par l’arrivé d’un nouveau mouvement littéraire, le naturalisme. La figure de proue de ce mouvement est le très célèbre écrivain et romancier, Émile Zola qui s’illustre avec la parution de son roman intitulé Thérèse Raquin. Celui-ci expose une nouvelle manière de visualisé les personnages et, dans un cadre presque scientifique, les faits évoluer sous l’emprise du déterminisme sociale. Nous pourrons étudier dans un extrait situé à la fin du premier tier du roman la mort terrible d’un des personnages principaux, Camille, le fiancé de Thérèse. Nous verrons en quoi le naturalisme permet de faire ressortir la violence de la scène de meurtre.
Dans un premier temps nous aborderons la violence inouï de la scène puis nous nous interrogerons sur l’influence du naturalisme sur les personnages à travers le prisme du déterminisme social.
Après la premier lecture de cet extrait un élément interloque le lecteur, la violence extrême du passage du à l’acte terrible commis par Laurent.
Ainsi la description glaçante du meurtre contribue à l’effet de choque. Celle-ci s’illustre par un vocabulaire violant comme le champs lexical de l’agressivité et de la violence : « toute convulsionnée »l.8, « poussant un hurlement »l.26, « d’une main a la gorge »l.20 qui témoigne de la précession des faits et de la férocité du meurtre commis. Aussi la scène est rythmé par des paragraphes de description frénétiques qui prennent la plus grande partie de la scène laissant libre cour à l’agressivité de Laurent. [1]Ces paragraphes s’appuyant sur l’alternance de phrases courtes : « il ne comprit pas »l.8, « il lutta ainsi pendant quelques secondes »l.11 et des phrases plus longue mais hachées par une ponctuation lancinante : « il penchait la tête, découvrant le cou, sa victime, folle de rage et d’épouvante, se tordit, avança les dents et les enfonça dans ce cou. »l.11 créé des lors un halètement saccadé pour le lecteur le plongeant ainsi dans l’atmosphère fébrile, sous tension de la scène. Aussi la succession de verbes d’action : « leva » l.4, « lança »l.24, « tenait »l.21, « lutta » complétée par des des noms systématiquement caractérisés : « une main rude »l.9, « une épouvante vague »l.8, « ses bras vigoureux »l.22 traduisent la finesse de la description et l’absence de préméditation de Laurent. Une métaphore illustre aussi la violence inouïe qui s’empare des deux personnages, impactant de ce fait de leur lutte le paisible court d’eau : « à un banc du canot qui craquait et dansait sur la rivière ». De surcroît la description presque chirurgical de la scène paraît rendre l’atmosphère lourd de sens. Le narrateur n’influence en aucun cas la scène, regardant simplement ses personnages se débattre dans leurs cruautés.
En effet suite à la soudaineté de l’acte commis par Laurent et en absence de préméditation la scène paraît aller a une vitesse fulgurante. Nous pouvons appuyer ses propos grâce à la présence de vocabulaire déterminant l’écoulement du temps : « pendant quelques secondes »l.11, « ne perdit pas une seconde »l.28, « deux ou trois fois »l.26 qui témoigne de la rapidité de l’action mais aussi de sa brièveté. De plus le texte est essentiellement rédigé au passée comme nous le montre l’emploi du passée simple ou de l’imparfait : « elle était »l.15, « secouait »l.20, «Le commis éclata »l.4, « il se dressa »l.10 qui donne l’impression que la scène est déjà passée alors que celle ci vient seulement de subvenir. Enfin la présence de la Seine nous pousse au questionnement, celle ci apparaît tout au long du texte sous formes variées «l’eau »l.26, « le canot »l.29, « la rivière »l.3. pourtant celle ci nous interpelle, le retournement de la barque a la fin de la scène « fit chavirer le canot »l.29 fait sombrer le dernier témoin du crime. Les deux amants paraissent vouloir oublier rapidement le meurtre terrible mais la morsure infligé a Laurent dans un derniers actes désespéré grave sur la peau de Laurent, la bestialité animal de Camille.
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