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Les différentes types de féminisme

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Par   •  11 Mars 2025  •  Dissertation  •  1 507 Mots (7 Pages)  •  25 Vues

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Partie halimati féminisme :

PARTIE : )  Les différentes types de mouvement féminisme et quelques critique de ces types de mouvement féminisme:

A savoir qu’a travers les différentes vagues du féminisme, il existe des courants féministes qui se démarquent selon les périodes et ayant des revendications particulières. Dans cette partie, nous allons donc aborder quelques mouvements féministes les plus connus mais il en existe davantage :

  1. Le féminisme intersectionnel :

Ce mouvement soulevé par des groupes marginalisés (lesbiennes, afro-américaines, indigènes, etc) s’oppose au féminisme universaliste.

Le féminisme intersectionnel reconnaît que les expériences des femmes sont façonnées par une intersection complexe de différentes identités et systèmes de pouvoir. Tels que le sexe, la couleur de peau, la classe sociale, l'orientation sexuelle, etc

Une des Critique de ce mouv est fait de la part du féminisme universaliste qui rejette le relativisme culturel dont fait preuve le féminisme intersectionnel et s’oppose aux attitudes des Suds. Le terme "Suds" fait référence aux pays en développement, souvent situés dans l'hémisphère sud.

  1. Le féminisme universaliste :

Le féminisme universaliste est apparu en Belgique et en France dans les années 1960, au cœur de la 2e vague féministe. Il est considéré comme "radical", et remet en question les racines profondes de l'oppression des femmes dans la société, en mettant l'accent sur les structures patriarcales et la domination masculine. Celles-ci sont les raisons de l’oppression des femmes.

Le féminisme universaliste considère que toutes les femmes doivent être solidaires puisqu’elles subissent toutes l’oppression masculine.

Il est contre la religion (le voile, le port de signe religieux, la prostitution, le mariage, etc) mais est en faveur de l’IVG (interruption volontaire de grossesse) et du droit à la contraception.

Critique : Il est critiqué par le féminisme intersectionnel qui considère que la diversité des expériences n’est pas prise en compte dans ce mouvement. Il s’oppose au caractère “universel” de cette lutte qui ne concerne en réalité, que la situation des femmes blanches privilégiées par leur blanchité.

  1. Le féminisme matérialiste :

 Le féminisme matérialiste c’est principalement développé en France après mai 1968, et s'inscrit dans le féminisme radical. Il utilise des outils conceptuels issus du marxisme pour analyser le patriarcat, (c'est-à-dire le système qui favorise les hommes au détriment des femmes). Il explore les liens entre le système économique et la domination des femmes, en se concentrant sur les aspects concrets et financiers de cette oppression. Cette approche questionne comment le capitalisme, le travail domestique non payé et d'autres structures économiques, contribuent à perpétuer les inégalités entre les genres. Il met en évidence le travail invisible et souvent dévalorisé effectué par les femmes à la maison ou dans les métiers du care et remet en question les normes économiques et sociales qui soutiennent cette inégalité.

 Critique : Ce mouvement féministe peut être critiqué en raison de sa vision de la maternité et de la sexualité comme formes d’exploitation et d’appropriation des corps féminins. Cette vision peut réduire la complexité des expériences en termes de maternité et de sexualité et ne tient pas compte des choix individuels dans ces domaines.

  1. Le féminisme décolonial :

 Le féminisme décolonial est un mouvement intersectionnel, qui a émergé dans les années 1990 et qui intègre dans sa lutte pour l’égalité des genres, la dénonciation du néocolonialisme, (c’est-à-dire une domination économique et sociale persistante d’un pays ex-colonisé).

Selon Françoise Vergès, féministe décoloniale et autrice de “Le féminisme décolonial” (2019), celui-ci vise à atteindre l’intersectionnalité et la convergence des luttes, à la fois contre le sexisme, le racisme, le capitalisme, l’impérialisme. Selon elle, il existe un féminisme occidental et bourgeois (considéré comme le féminisme universaliste) qui tend à paternaliser les femmes racisées plutôt qu’à les émanciper. Ainsi, tout comme le féminisme intersectionnel, le féminisme décolonial critique un féminisme pensé par et pour les femmes blanches.

Critique : Tout comme le féminisme intersectionnel, le féminisme décolonial est principalement critiqué par le féminisme universaliste qui rejette le caractère intersectionnel de cette lutte et le relativisme culturel.

  1. Le féminisme différentialiste :

Le féminisme différentialiste a émergé au 20 siècle, notamment dans les années 1970, en réaction au féminisme libéral et radical. Il a été influencé par des penseurs tels que Simone de Beauvoir, qui, dans son ouvrage "Le Deuxième Sexe" (1949), a exploré la construction sociale des rôles de genre.

 Le féminisme différentialiste, ( également appelé féminisme de la différence ou féminisme essentialiste) valorise la “féminité”. Il met l’accent sur des différences de nature entre hommes et femmes, considérant que ces différences doivent être valorisées et célébrées plutôt que d’être effacées ou ignorées. Les différentialistes cherchent à revaloriser les qualités propres aux femmes (maternité, cycle menstruel, etc).

Critique : En mettant l'accent sur les différences entre les sexes, il  risque de perpétuer les stéréotypes de genre et de légitimer les inégalités existantes en les attribuant à des caractéristiques biologiques ou naturelles.

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