Lors de sa défense devant le tribunal révolutionnaire en 1793, Olympe de Gouges déclare qu’elle s’est frayée une route nouvelle. Comment cette affirmation éclaire-t-elle votre lecture ?
Chronologie : Lors de sa défense devant le tribunal révolutionnaire en 1793, Olympe de Gouges déclare qu’elle s’est frayée une route nouvelle. Comment cette affirmation éclaire-t-elle votre lecture ?. Recherche parmi 302 000+ dissertationsPar Bijoudelecture • 31 Mars 2025 • Chronologie • 2 008 Mots (9 Pages) • 24 Vues
TIPS : remettre les mots des parties dans les sous parties
Du plus au moins subtil Dès lors, une question s’impose avec évidence : Pbiq
Dissertation 1
Pbiq : Lors de sa défense devant le tribunal révolutionnaire en 1793, Olympe de Gouges déclare qu’elle s’est frayé une route nouvelle. Comment cette affirmation éclaire-t-oielle votre lecture ?
I – Une œuvre résolument audacieuse
A) Les ressorts d’une écriture nouvelle
Olympe de Gouges choisit volontairement d’écrire la DDFC sous la forme d’un pastiche de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : Un préambule suivi de 17 articles et d’un postambule.
L’auteur fait preuve d’audace en s’attaquant à la fragilité de la constitution qui ne concerne que les hommes Cette fragilité vient du fait que les femmes n’ont pas participé à l’écriture de la Déclaration
Le style d’écriture du postambule et du texte adressé aux hommes se démarque par sa pugnacité et sa véracité. En effet ces passages de la décl. Sont ponctuées d’apostrophes et de questions de rhétorique « Femme, réveille-toi… » « Homme est tu capable d’âtre juste ? »
B) La prise en compte des femmes dans leur diversité
Elle précise la définition du mot « Homme » qui se voulait neutre mais qui au final ne définissait que les hommes de façon audacieuse : « La nation, qui n’est que la réunion de la femme et de l’homme » (Art3)
Elle veut représenter l’entièreté des femmes : On peut le voir lorsqu’elle donne sa définition de la Nation : « Les mères, les filles, les sœurs » Elle met en avant leur lien sanguin en opposition avec le lien du mariage qui les rattache aux hommes. Elle montre également le poids politique qu’elles ont.
L’utilisation du pluriel met en avant leur revendications communes tandis que l’utilisation du singulier (femme) marque leur unité (elle ne les considère pas comme une addition d’indivualités
C) Des difficultés existantes pour les femmes
Son audace transparait par sa lucidité d’écriture ; elle sait le combat difficile, mais elle fait confiance aux femmes pour le combat. « Quelque soit les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir. Vous n’avez qu’à le vouloir. »
Elle fait un constat de la situation ; les femmes sont considérées inferieurs aux hommes et leur droits en sont pénalisés. De plus la reconnaissance des femmes et leur rôle dans la révolution est absent. En outre elle insiste sur la pénibilité des travaux ménagers que subit la femme et qui doit avoir le mérite d’être récompensé par une part active dans la société.
Elle fait preuve de courage en dénonçant les injustices et la domination masculine « Homme est tu capable d’âtre juste » + Elle appelle à la résistance féminine.
II- Des principes novateurs
A) Des droits et des devoirs semblables aux hommes
ODG insiste sur la liberté et l’égalité homme-femme qui est primordiale pour la société ; « La femme nait et demeure égale à l’homme en droits ». Cela est novateur car elle définit cette égalité comme naturelle ce qui va à l’encontre des principes de l’époque qui définissent la femme comme naturellement inférieure à l’homme. + égalité financière
De plus, elle renforce l’idée que les femmes et les hommes doivent être reconnus dans la société de la même manière : elle doivent avoir le même accès à la politique et au travail
B-Une égalité de traitement homme-femme
Les femmes ne doivent pas profiter de certains de leurs avantages pour obtenir des privilèges dans la société. Elle souhaite ici un traitement égalitaire : « Nul femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée et détenue dans les cas déterminés par la loi. »
Traitement égalitaire que ce soit public/privé : le droit au vote, l,’accession à la propriété privée
C-Des droits inaliénables pour la femme
La femme doit pouvoir bénéficier de la liberté d’expression, d’opinion : « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune.
Ces droits sont qualifiés de « naturels, inaliénables et sacrés »
III Un combat qui s’inscrit dans le siècle des lumières
A) La dénonication de l’asservissement des femmes
Ml*
Voltaire présentait quand à lui l’asservissement de la femme comme contre nature, avec un pamphlet ironique « Femmes, soyez soumise à votre mari ! »
B) La reprise des combats des lumières
L’auteur reprend les notions faisant parti des valeurs intégrantes des Lumières ; l’égalité, la liberté et le contrat social. En effet des philosophes du XIIIe siècle tel que Montesquieu, Rousseau, Diderot et Voltaire RMDV
Son combat contre l’esclavage reflète bien son association de valeurs avec les Lumières. Montesquieu dénonçait par exemple cette injustice avec « l’esclavage des nègres ». , chapitre ironique dans l’Esprit des Lois.
C) Un style d’écriture proche de celui des lumières
Comme les lumières, Olympe de Gouges change la tonalité de ses propos comme elle change d’arme :
- L’ironie : par exemple à l’article 9 : « Toute femme étant déclarée coupable, toute rigueur est exercée par la loi» elle instaure ironiquement la présomption de culpabilité
- Le style enjoué, empathique des Révolutionnaires : « Femme ! Réveille-toi ! »
- Le style romanesque des Lumières par exemple pour le postambule On peut penser au Supplément au voyage de Bougainville de Diderot.
Dissertation 2
La déclaration des droits de la femme et de la citoyenne n’est-elle qu’une œuvre féministe ?
I- Une œuvre engagée pour les femmes
A- Un combat pour les droits des femmes
- Egalité homme-femme ( art.1)
- Egalité de reconnaissance
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