Institutions Et réseaux
Mémoires Gratuits : Institutions Et réseaux. Recherche parmi 300 000+ dissertationsPar dissertation • 16 Mai 2014 • 1 217 Mots (5 Pages) • 3 825 Vues
Institutions et réseaux Corrigé 2
1. Expliquez et illustrez pourquoi depuis l’acte II de la décentralisation, on parle de « département
providence ». Composez votre réponse. (10 points)
En introduction, il est recommandé de définir la notion d’acte II de la décentralisation à partir des
lois constitutionnelle du 28 mars 2003 et organique du 13 août 2004.
La formulation « acte II de la décentralisation » désigne la révision constitutionnelle opérée par la loi
constitutionnelle du 28 mars 2003 relative à l’organisation décentralisée de la République et essentiellement
par la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Ainsi, le département
qualifié de « providence » devient le territoire de référence de l’action sociale et médico-sociale.
Précisons encore que selon l’article L. 121-1 du Code de l’action sociale et des familles, « le département
définit et met en oeuvre la politique d’action sociale, en tenant compte des compétences confiées par la
loi à l’État, aux autres collectivités territoriales ainsi qu’aux organismes de sécurité sociale ».
Dans l’annonce de plan (à situer en fin d’introduction) les deux principales idées à démontrer
sont les suivantes.
Le département, chef de file en matière de politique d’action sociale d’une part (I), concourt au développement
social et à la lutte contre les exclusions d’autre part (II).
Ainsi dans la première partie, il s’agit de faire ressortir le pouvoir d’initiative et de pilotage du
département, ses outils de planification (schémas et plans départementaux), ses obligations en
matière de financement des services non personnalisés.
Le département est d’abord le territoire qui sert à coordonner l’ensemble des acteurs.
En termes de compétence, le président du conseil général détient le pouvoir d’initiative et de pilotage
pour élaborer les schémas départementaux (personnes âgées, personnes en situation de handicap,
protection de l’enfance), le plan départemental d’insertion et les programmes locaux d’insertion, le plan
départemental d’action pour le logement.
60S1 C02 – 2/3
Par ailleurs, le président du conseil général a l’obligation de mettre en place et de budgéter deux services
dits « non personnalisés ». D’une part, le service de l’aide sociale à l’enfance ; celui-ci participe
notamment avec les services de la PMI et de la santé scolaire à l’accompagnement des familles fragilisées
dans l’exercice de leurs devoirs parentaux. D’autre part, le service public départemental d’action
sociale, qui vient en renfort pour aider les personnes en situation précarisée à retrouver leur autonomie.
Ensuite dans la deuxième partie, il est possible d’appuyer sa démonstration à partir des interventions
qui soutiennent la famille, l’enfant (PMI), les personnes âgées, les personnes en situation
de handicap, les personnes vulnérables et isolées.
Au surplus, les interventions départementales tendent à soutenir les personnes vulnérables et celles en
perte d’autonomie.
En effet comme le stipule l’art. L. 121-2 du CASF, le département « participe aux actions visant à prévenir
la marginalisation et à faciliter l’insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles » dans les
zones et territoires exposés aux risques de fracture sociale. Parallèlement, les actions de protection de
l’enfance et de la jeunesse se sont construites autour d’une finalité protectrice de l’enfant. Au niveau de
ses principales missions, les services de la PMI (devenus services de protection et de promotion de la
santé familiale) mettent en oeuvre une politique préventive autour de la conception et de la maternité, par
le biais d’examens médicaux obligatoires, d’actions d’information et d’éducation sexuelle, d’orientation des
personnes, de consultations prénatales obligatoires (déclaration de grossesse, dépistage des affections
comme la rubéole, la syphilis, l’infection par le VIH…). Pour atteindre ses missions, les professionnels de
la PMI travaillent en réseau notamment avec les établissements hospitaliers et les centres spécialisés
appartenant à un même territoire sanitaire (défini par la loi Hpst). Au-delà de ses missions de prévention,
les services de la PMI assurent un rôle de contrôle et de veille des dispositifs accueillant les enfants :
crèches, garderies, halte-garderies, jardins d’enfants, assistantes maternelles, assistants familiaux (en
charge des enfants confiés par l’ASE).
Consécutivement,
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