J'accuse, d'Emile Zola
Commentaire de texte : J'accuse, d'Emile Zola. Recherche parmi 300 000+ dissertationsPar calh • 14 Avril 2024 • Commentaire de texte • 854 Mots (4 Pages) • 109 Vues
• Emile Zola : 1840-1902
• Contexte : En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus est condamné pour espionnage et
intelligence avec l’ennemi à la déportation à perpétuité et à la dégradation
publique. Une violente campagne de presse se met en place, sur fond
d’antisémitisme- Dreyfus est de confession juive- et de nationalisme, jusqu’à ce
que le complot soit prouvé et Dreyfus innocenté.
1. Quelles sont les accusations formulées ici ?
• Les accusations formulées ici consistent à affirmer qu’une machine infernale est
en marche pour faire d'un innocent un coupable. Zola met en avant cela en
évoquant « l'ouvrier diabolique » (ligne 4) et « l’œuvre néfaste », c'est-à-dire,
étymologiquement, une action qui est contraire à la volonté des dieux. C'est le
diable, celui qui divise, Lucifer en personne, lui-même divisé en plusieurs
personnes, qui est à l’origine de la manœuvre contre Dreyfus. Le but est
malfaisant. Il est aidé par des « esprits de malfaisance sociale » (ligne 38). Son
œuvre est pensée selon une logique sans faille : il y a d’abord un travail minutieux
du mensonge dans le paragraphe 2, puis la présence de complicité (paragraphes 3
et 5), la dissimulation des preuves (paragraphe 4), et l’idée d’une enquête bâclée,
orientée et légitimée sur la base de faux documents, et enfin Zola dénonce la
campagne médiatique qui fait la propagande du mensonge (paragraphe 8). Zola
énumère la liste de tout ce que l'on peut détailler comme vices de formes. Il
utilise la litanie, comme une longue énumération, des mensonges égrainés et
proférés un par un.
• 2. Sur quels éléments l'efficacité de l'argumentation repose-t-elle ? L'anaphore
de « J'accuse » qui a rendu cet article célèbre martèle l'acte du réquisitoire de
manière ferme et forte. C'est également le titre de l'article qui prend toute son
ampleur dans la répétition. La charge est très violente et détaillée avec le champ
lexical de la trahison et de l'horreur : « iniquités » (ligne 9), « monstrueuse » (ligne
19), « scélérat » (ligne 19), « abominable » (ligne 27).
• L'adjectif « monstrueuse » vient du lexique religieux et désigne un avertissement
des dieux, un signe qu'il convient d'interpréter et la présence de démons, esprits
de l'enfer.
• Zola insiste sur son combat pour les lumières et la vérité (ligne 40) sur l'affaire qui
ne concerne pas un seul homme, Dreyfus. Il lui confère une autre dimension : à
travers l'injustice commise envers une seule personne, c'est l'idée de l'humanité
tout
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