Littérature et imaginaire
Chronologie : Littérature et imaginaire. Recherche parmi 302 000+ dissertationsPar eve2007 • 2 Avril 2025 • Chronologie • 785 Mots (4 Pages) • 12 Vues
ÈVE ROY
Devoir
Groupe 810250
Littérature et imaginaire
610-102-MQ
À la manière du fantastique
Situation à Chibougamau
Travail présenté à
Andrée-Ann Martel
Département des sciences humaines du
Centre d’études collégiales à Chibougamau
13 février 2025[pic 1]
Jour 9 (p.72)
À 6 h, je tourne déjà sur moi-même. Pour chaque moustique que j’écrase, il semble y en avoir deux qui prennent le relais. Pas assez pour m’extirper du lit, mais suffisant pour me maintenir en état de semi-éveil.
J’ai hâte de poursuivre mon expédition, je réfléchis à l’idée de poursuivre ma route en continue pour atteindre l’endroit où mes amis m’attendrons au petit matin. Je prends le temps de poster quelques photos sur mes réseaux le temps que mon linge se lave. J’ai reparlé de mon idée à mes amis pour leur dire qu’à 15 heures ce serait le départ jusqu’au lendemain matin. Je reprends des forces en mangeant un spaghetti pour être sûre de bien tenir la route. Je prépare mes bagages et je dis salut aux garçons. Me voilà partie! À un moment donné, sur la route je croise une pourvoirie et je me sens bizarre de continuer ma route. En haut d’une côte, je crois apercevoir deux personnes dans le milieu de la route qui se ressemble étrangement. Je regarde mon pneu avant et je remets les yeux sur la route, puis personne. La fatigue se fait sentir, ai-je halluciné? Je continue et tout à coup j’aperçois un campement. Je tente ma chance et j’arrête pour demander de l’eau. Mes mains sur mon guidon tremblent, donc je débarque et je marche à côté de mon vélo. Un vent souffle si fort contre moi pour me pousser hors du campement que je n’ai soudainement plus le choix de m’y rendre. Il me faut tout de même de l’eau pour continuer. L’air frais me glace le sang, mais je continue, car je vois deux silhouettes semblables. Je leur lance un signe de la main, les hommes se retournent et courent hors de ma direction. Au milieu du campement, plus personne. Il me vient des points noirs, ma tête tourne, des frissons s’emparent de moi et pouf! C’est le trou noir. Je me réveille dans un vieux lit du camp abandonné. J’ai peur. En face de moi, un vieux miroir craqué et derrière moi dans le reflet deux personnes identiques. La peur me maintien, m’emprisonne, me séquestre et me tue de l’intérieur. Tout à coup, je pus reprendre la possession de mes membres. Je cours vers mon vélo et je pédale à toute vitesse vers la sortie. Sur la route, j’obtiens le 40 km/h. En me retournant, je vois les jumeaux qui me regardent partir. Je suis persuadé que je ne suis pas fou, il s’est bien passé quelque chose. Plus je m’enfonce vers la centrale Laforge-2, plus les signes de vie sont faibles et deviennent rares. La route rapetisse et s’assombrit, j’installe alors ma lampe frontale. Je continue encore quelques kilomètres. Un mal de tête s’empare de moi et je me dis que c’est le moment idéal pour faire une pause. Alors, je m’arrête sur le bas chemin. Je me fais un petit feu pour me concocter un repas. Lorsque soudain, j’entends des branches craquer. Je cris, je hurle telle une alarme au réveil. Je vois qu’il y a deux personnes dans la forêt. Je me sens observé, je regarde autour de moi et tout à coup un souffle inhumain éteint mon feu et me plonge dans le noir. Je vois des yeux qui brillent, j’entends des chuchotements, je perçois des rires et plus rien. Quelque chose m’agrippe le pied, et me traine dans les profondeurs de la forêt. À ce même instant, je vois la vanne de mes amis me rattraper sur la route. Je cris, je hurle toute mon âme, mais personne ne vint et m’entendit. Ce qui m’agrippe les pieds me fait si mal que je perdis connaissance. Je me lève en sursaut dans le campement. Je regarde devant moi, mais le miroir n’est plus là il est au-dessus de moi. Le lit craque, il m’engloutit, je me sens tomber de quinze étages. Je me réveille dans la forêt le front ouvert qui ne cesse plus de saigner. Je repartis mon feu et e me dépêche de remonter ma tente. Je ne suis pas en mesure de reprendre la route, donc je m’enferme dans ma tente à double tour. Quelque chose cogne sur ma tente, je me sens comme dans l’œil d’un cyclone et plus rien. Il tonne dehors, c’est l’averse. Des larmes coulent de mes joues comme s’il faisait orage. Mon zipper de tente glisse. Je vois entrer les deux silhouettes identiques, mais quasi invisibles. Ma gorge se crispe et ils prennent possession de mon âme…
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